Incipit.

Inattendu, un éclat de lumière porté par le ruisseau s’invita dans la cuvette plastique de l’adolescent et commença à tourner en périphérie du flux d’eau boueuse. La pierre cristalline finit par freiner sa course, se lover dans les scories et paillettes d’or de la batée de Jean de Dieu qui en perdit l’usage du cœur, de la langue et même des tympans. Il en oublia l’eau qui s’engouffrait bouillonnante dans ses bottes. Seuls ses poumons sifflaient en vain une sorte d’orage muet, incapables de produire le symptôme minimum du bonheur, un cri.

Le livre.

La quête au long cours d’un groupe de journalistes internationaux à la recherche de minerais précieux et d’informations en or

Mars 2017, au siège de Mediapart, dans une impasse du XIIe arrondissement de Paris, c’est l’effervescence : dix-neuf millions de documents confidentiels viennent de fuiter. Une leak à l’échelle mondiale. En majorité, des données bancaires, dans toutes les langues, en provenance de l’Afrique. Anciennes nations coloniales, La Belgique, La France, l’Italie, pour ne citer qu’eux, sont directement concernés. Une seule obsession pour l’équipe : remonter à la source.
En comparaison des dernières Football Leaks, Panama Papers et autres Malta Files, une bombe atomique.
Pendant ce temps-là dans le maquis de Kipupu, à l’Est de la République démocratique du Congo, un jeune Africain laissant derrière lui la mine de Kadumwa court, éperdument, vers son père, le cœur battant. Dans sa poche, un diamant.

Une autre bombe à retardement.

L’homme qui dépeuplait les collines sera le quatrième roman d’Alain Lallemand. Emmenant notre imaginaire entre l’est du Congo et l’Ouest de l’Europe, il  poursuit la description d’un monde contaminé par les conflits, où l’humanité devient un mode de résistance.

A paraître en grand format au printemps 2020.