Incipit.

Au bas du formulaire, il n’y avait ni paraphe ni empreinte du pouce. Juste une tache en demi-lune qui intrigua l’employé d’état civil.
L’employé retourna la feuille, l’examina à la lumière. Ce n’était pas la pulpe du pouce que la mère avait enfoncé dans le tampon encreur. Le papier s’était froissé sous la marque de l’ongle, la mère y avait apposé son doigt… à l’envers.

Le livre.

La quête au long cours d’un groupe de journalistes internationaux à la recherche de minerais précieux et d’informations. En or.

Ce jour-là, au siège de Mediapart, dans une impasse du XIIe arrondissement de Paris, c’est l’effervescence : soixante millions de documents confidentiels viennent de fuiter. Un leak à l’échelle mondiale. Pour l’essentiel, des données bancaires, dans toutes les langues, mettent au jour la corruption de l’Afrique. Anciennes nations coloniales, la Belgique et la France sont directement concernées. Une seule obsession pour l’équipe : vérifier les infos, puis publier.

Au même moment, dans le maquis de Kipupu, à l’est de la République démocratique du Congo, un gamin laisse derrière lui la mine de Kadumwa et court, le cœur battant, vers un camp de combattants rebelles. Dans sa poche, un diamant. Une autre bombe à retardement.

L’homme qui dépeuplait les collines est le premier roman d’Alain Lallemand publié en France. Emmenant notre imaginaire entre l’est du Congo et l’Ouest de l’Europe, il  poursuit la description d’un monde contaminé par les conflits, où l’humanité devient un mode de résistance.

JC Lattès, Paris, mars 2020, 352 p.


Distinctions

Sélection du Grand Prix de Littérature Policière 2020.


Accueil

Alexandra Schwartzbrod, dans Libération :

« Roman passionnant (…) des personnages forts et attachants qui ne nous lâchent pas (…) Un roman noir qui se double d’une réflexion sur le journalisme à l’heure des réseaux sociaux et des fake news. Une réflexion puisée aux meilleures sources. »

Jean-Claude Vantroyen, dans Le Soir de Bruxelles :

« L’homme qui dépeuplait les collines est un roman puissant. Éminemment romanesque. Alain Lallemand nous emballe, tant l’histoire est prenante et puissante. » (★ ★ ★ )

Guy Duplat, dans La Libre Belgique :

« Un roman puissant qu’on lit d’une traite comme un thriller, avec des personnages romanesques et attachants et, d’autre part, une plongée dans les zones sombres du monde actuel. » ( ★ ★ ★ )

Tito Dupret, dans Le Carnet et les Instants:

« L’aventure est grande, dense, jules-vernienne : c’est un roman d’exploration où l’on course le diamant, le coltan, l’uranium, l’enfance, la filiation, l’amour. Il y a dans L’homme qui dépeuplait les collines un luxe d’humanité (…) La narration est très réfléchie, bien ficelée, fermement construite,  à la Dan Brown, menant ainsi par chapitres incisifs d’un point à un autre du globe, toute l’attention étant concentrée sur une inconnue tenant dans la poche d’un gamin plein de méfiance et de colère ; à lui seul un danger potentiel et imminent pour toute la région. (…) L’homme qui dépeuplait les collines est un texte-torrent quant aux données traitées, aux sentiments exposés, aux réalités partagées, selon une maîtrise quasi physique de l’écriture, des lieux, du temps narratif, des infos et des messages, nombreux, lancés par l’auteur qui semble sortir ici toutes ses tripes d’écrivain, de journaliste au long cours et, tout au bout, d’homme debout : vivant, de son siècle et au présent. Un présent radical : celui qui questionne le réel immédiat à la lumière de l’expérience, du terrain, des sens et des moyens à disposition.« 

Thierry Fiorilli, dans Le Vif-L’Express :

« Tout en intrigues, ébouriffements, tactiques et humanité, L’Homme qui dépeuplait les collines, c’est le Congo d’aujourd’hui et son pillage en cours depuis des décennies, par ses propres dirigeants, par des entreprises multi- nationales et des mafias accourues de partout. Grand reporter au Soir, monument du journalisme d’investigation, Alain Lallemand livre une histoire haletante, qui pendule constamment entre fiction et réalité, sombre et céleste, huis clos et grand large, calculs et idéaux, prédateurs et trésors. En (dé)tissant des toiles qu’affrontent, ou conçoivent, tous ses personnages, du Kivu à Bruxelles, de Genève à Paris, de Lisbonne à Belgrade, de brousses en mines, de salons en maquis : orpailleurs, groupes armés, journalistes, humanitaires, politiques, espions, hackers, banquiers… Un roman majestueux. »

Squirelito, dans Le domaine de Squirelito :

« Un roman d’investigation, parfois proche de l’espionnage, qui claque à chaque page et qui ne pourra s’oublier quand la dernière feuille se tournera. Dans l’ombre des mots, se glissent toute la richesse journalistique d’un Albert Londres et la prestidigitation d’un Joseph Kessel. »

Sébastien Ministru, dans Moustique :

« Alain Lallemand construit un roman à suspense mixant littérature de divertissement et investigation journalistique. Entre fiction et réalité (il) tente un polar d’actualité autour de dossiers sur lesquels il avance les mains dans les poches. » ( ★ ★ )

Marie-Béatrice Valentin, dans SudPresse :

« Avec ce cinquième roman, Alain Lallemand nous fait vivre l’Afrique. Celle des mines et du travail des enfants, celle des combines. Captivant. »

Bernard Meeus, dans SoirMag :

« Notre confrère donne des couleurs intensément humaines à l’investigation. »

Michel Paquot, dans L’Avenir :

« Mêlant révélations journalistiques et trafics d’enfants, Alain Lallemand signe un palpitant et très documenté suspense sur fond historique. » ( ★ ★ ★ )


L’avis des libraires

Coup de cœur de Béatrice, de La Librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse)

Conseil de lecture – « remarquable et passionnant ! » – de Pierre, de la librairie L’Oiseau-Lire (Visé).


Le 29 février 2020, sur TV5 Monde :



Le 24 avril 2020, au micro de Christine Pinchart (RTBF):


Le premier chapitre de ce livre, à découvrir ici.