Incipit.

Au bas du formulaire, il n’y avait ni paraphe ni empreinte du pouce. Juste une tache en demi-lune qui intrigua l’employé d’état civil.
L’employé retourna la feuille, l’examina à la lumière. Ce n’était pas la pulpe du pouce que la mère avait enfoncé dans le tampon encreur. Le papier s’était froissé sous la marque de l’ongle, la mère y avait apposé son doigt… à l’envers.

Le livre.

La quête au long cours d’un groupe de journalistes internationaux à la recherche de minerais précieux et d’informations. En or.

Ce jour-là, au siège de Mediapart, dans une impasse du XIIe arrondissement de Paris, c’est l’effervescence : soixante millions de documents confidentiels viennent de fuiter. Un leak à l’échelle mondiale. Pour l’essentiel, des données bancaires, dans toutes les langues, mettent au jour la corruption de l’Afrique. Anciennes nations coloniales, la Belgique et la France sont directement concernées. Une seule obsession pour l’équipe : vérifier les infos, puis publier.

Au même moment, dans le maquis de Kipupu, à l’est de la République démocratique du Congo, un gamin laisse derrière lui la mine de Kadumwa et court, le cœur battant, vers un camp de combattants rebelles. Dans sa poche, un diamant. Une autre bombe à retardement.

L’homme qui dépeuplait les collines est le premier roman d’Alain Lallemand publié en France. Emmenant notre imaginaire entre l’est du Congo et l’Ouest de l’Europe, il  poursuit la description d’un monde contaminé par les conflits, où l’humanité devient un mode de résistance.

JC Lattès, Paris, mars 2020, 352 p.